Applications du neurofeedback

Traitement de l’insomnie par neurofeedback

Traitement de l'insomnie par neurofeedback

Les troubles du sommeil

En 2021, environ 65,8% de la population française souffrait de troubles du sommeil. En 30 ans, notre temps moyen de sommeil est passé de 8h à tout juste 6h30. Une catastrophe pour notre santé.

Ce manque de sommeil augmente :

Traitement efficace et durable de l’insomnie par neurofeedback

Le neurofeedback est une méthode innovante pour traiter l’insomnie de manière efficace et durable, et ce, quelque soit sa durée ou sa sévérité.

Il présente de nombreux avantages contrairement à d’autres traitements de l’insomnie comme les médicaments : pas d’effets secondaires, pas d’accoutumance ou de risque d’addiction…

Depuis 2010, L’AABP (Association for Applied Psychophysiology and Biofeedback) classe le neurofeedback comme une solution de niveau 3 aux problèmes de sommeil : cela veut dire qu’il a une très bonne probabilité de réussite avec une solide base d’études cliniques et scientifiques.

Les études de Martijn Arns ou encore celle de Pérez-Elvira (2019) démontrent qu’après un traitement par neurofeedback Loreta Z-score, plus de 90% des données EEG des patients se sont améliorées (le cerveau fonctionne mieux et est plus équilibré) et les symptômes de l’insomnie ont réduit de plus de 82%.

En plus du neurofeedback, nous utilisons de nombreux outils, adaptés à vos besoins pour traiter l’insomnie.

Découvrez notre pratique en consultant les pages dédiées dans l’onglet “Outils et methodes” dans le menu.

Que nous dit le cerveau insomniaque ?

Grâce à l’électroencéphalogramme quantitatif (qEEG) utilisé, l’état électrique du cerveau est mesuré avec précision. Un cerveau fatigué a beaucoup de choses à nous dire, il nous suffit de l’écouter.

Exemple de 2 Brainmap obtenus par qEEG de personnes avec insomnie et fatigue

Voici a quoi peut ressembler le cerveau d’une personne souffrant d’insomnie et de fatigue ainsi que les conséquences : 

Apprenez en plus sur l’eeg, la brain map et les ondes cérébrales sur la page dédiée EEG quantitatif & BrainMap →

Résultats du traitement de l’insomnie par neurofeedback

Voici un exemple type de résultats obtenus après un traitement de l’insomnie par neurofeedback (et neuromodulation) :

Avant le neurofeedback : difficulté à s’endormir, fatigue, anxiété, cauchemars, troubles cognitifs (concentration, mémoire)

Après 10 séances de neurofeedback : endormissement rapide, sommeil récupérateur, énergie, motivation, disparition des cauchemars et diminution de l’anxiété

Le neurofeedback a de nombreux bénéfices pour de nombreuses applications. En cas d’insomnie et de fatigue, le neurofeedback est un traitement avantageux :

Note : pensez toujours à vérifier que vous ou votre enfant ne souffrez pas d’apnée du sommeil. C’est une entrave sévère à la qualité de vos nuits, qui peut avoir un impact néfaste sur la santé.

Mesurer la qualité de mon sommeil

Comment savoir si je dors bien ?

De nombreuses personnes pensent dormir convenablement à tort… Dormir longtemps ne veut pas dire bien dormir. Il y a des signes qui renseignent sur la qualité de nos nuits:

Je souhaite remédier à mes insomnies

Vous voulez savoir si votre sommeil est de bonne qualité ? Si vous avez de bonnes capacités de récupération ?

Vous souffrez d’insomnie mais les médicaments ne vous ont pas aidé ? Vous êtes constamment épuisé ?

Faites le bilan de l’état de votre système nerveux et la qualité de votre sommeil : qEEG Brainmap avec mesure HRV

Qu’est-ce que le HRV ?

Pour trouver une solution à votre insomnie, il faut d’abord le mesurer pour identifier l’origine de votre fatigue et de votre insomnie. Pour cela, on utilise l’EEG afin de mesurer le système nerveux central (cerveau) et le HRV pour mesurer le système nerveux autonome.

Le HRV permet d’enregistrer un électrocardiogramme sur 24h : ainsi on mesure la variabilité cardiaque. C’est-à-dire comment votre cœur réagit et s’adapte aux diverses activités de la journée (sport, repas, travail, détente…). L’appareil est petit et s’installe sur votre torse pendant 24h, il vous suffit de remplir un cahier d’activités.

Ce bilan n’a rien à voir avec la polysomnographie utilisée dans les laboratoires.

Système nerveux autonome

Équilibre des deux systèmes pour un fonctionnement optimal

Le système parasympathique entre en activité lorsqu’on est actif. Il est surtout activé en cas de stress ou de menace. Si l’on se construit dans un environnement non sécurisant ou menaçant, qu’on vit dans le stress constant ou qu’on subit un traumatisme psychologique, ce système peut rester actif de façon chronique et mettre notre corps en état d’hypervigilance. Son activation a comme conséquence : augmentation du rythme cardiaque, du flux sanguin et du métabolisme, libération d’hormones liées au stress telles que le cortisol et hausse de l’activité cérébrale.

En cas de danger, ces phénomènes sont utiles à notre survie. Mais lorsque cela est chronique, les conséquences à long terme sont dévastatrices. Une activité sympathique constante amène une hausse de la température corporelle alors qu’elle doit baisser pour pouvoir s’endormir. Les taux élevés de cortisol, adrénaline et noradrénaline accélèrent le rythme cardiaque, ce qui rend la transition vers le sommeil profond difficile. Et l’activité cérébrale ne baisse pas dans la partie du cerveau liées aux émotions (l’amygdale) et à la mémoire (l’hippocampe). Ainsi démarre l’insomnie.

Autres traitements de l’insomnie

Traitement de l’insomnie par médicament

Les médicaments les plus souvent utilisés sont :

Solution alternatives et naturelles à l’insomnie

Compléments naturels :

Améliorer l’environnement

L’insomnie a toujours une origine ! Ne négligez pas l’impact de votre environnement sur la qualité de vos nuits. Identifiez l’origine de votre insomnie vous permet de trouver le traitement adéquat.

Prenez soin de votre santé mentale

Stress, anxiété, ruminations, traumatisme, dépression… Ce sont les premiers responsables suivi chez des professionnels de santé, soins holistiques et naturels, relaxation, activités méditatives...

Supprimez l’exposition aux écrans

La lumière bleue trompe le cerveau, il pense qu’il fait encore jour et retard le processus de préparation au sommeil.

Veillez aux paramètres de la chambre

Lumière tamisée, ambiance calme, musique relaxante et température aux alentours de 18-19°C.

Supprimez la consommation d’excitant après 14h

Excès de sucre, coca, café… ce sont des excitants (la caféine à un effet d’action jusqu'à plus de 6h après la prise).

Conditions de travail

Les métiers postés, en horaires décalés ou de nuit détériorent la qualité du sommeil.

Prendre soin de votre santé physique

améliorer votre alimentation (évitez les repas gras et copieux le soir), s’hydrater suffisamment, pratiquer des activités physiques mais pas en fin de journée ni trop intensif.

Utilité du sommeil

Bienfaits et conséquences

Bienfaits

Conséquences

Repos 

Fatigue physique et mentale, difficultés cognitives

Nettoyages des cellules et toxines

Accumulation des toxines dans les organes

Régénération cellulaire

Vieillissement accéléré des cellules

Gestion des émotions via les rêves

Accumulation d’émotions désagréables

Un sommeil trop court, peu efficace a des conséquences à court terme et à long terme :

Insomnie et prise de poids

Notre métabolisme de jour est différent de notre métabolisme nocturne. Normalement, lorsque l’on dort on ne mange pas, nos organes digestifs doivent être au repos après 22h : ainsi fonctionne l’horloge biologique interne lorsque nous avons un rythme régulier. Si nous mangeons après une certaine heure, nous digérons mal et cela impacte négativement la qualité de notre sommeil.

À l’inverse, lorsque l’on dort mal avec la fatigue nous allons augmenter notre prise alimentaire en favorisant des aliments riches en graisse, sucre et carbohydrates : le cerveau a besoin d’énergie rapidement et va vous la réclamer. Cela augmente la tendance au grignotage régulier. L’insomnie, la fatigue et une alimentation/digestion dérégulée augmentent drastiquement le risque d’obésité.

Conséquences cognitives

Le sommeil est extrêmement important pour nos fonctions cognitives. Par exemple :

Chez l’adolescent (AS Urrila et coll. Sci Rep, 2017)

Chez la personne âgée (Cordonne S., et coll, 2019)

Une carence en sommeil lent altère les capacités cognitives ce qui augmente la présence des plaques séniles (beta-amyloïdes). Ces plaques détériorent à leur tour la qualité du sommeil. Une accumulation de plaques participe à l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Dans le cas du TDA/H

Dans le cas du TDA/H, les troubles du sommeil sont similaires à un jet-lag : leur phase circadienne est retardée (= l’endormissement apparaît plus tard dans la nuit). L’architecture du sommeil s’en trouve modifiée et donc la capacité de récupération est diminuée. Ce processus augmente la dette de sommeil : les lobes frontaux se sous-activent. Les fonctions cognitives sont affaiblies car le cerveau est moins performant donc les capacités attentionnelles et mnésiques diminuent : il devient difficile d’apprendre et les résultats scolaires baissent à mesure que le niveau scolaire augmente.

Conséquences émotionnelles

Le sommeil et la gestion des émotions ou de l’humeur sont étroitement liés.

Chez l’enfant comme chez l’adulte, la fatigue nous rend agité voire irritable (avec des troubles du comportement) car nous avons moins de ressource pour nous autoréguler et nous gérer. Nous perdons patience, ne supportons pas le changement, pouvons nous énerver très facilement…

Dans le cas de la dépression et de l’anxiété, il est courant d’avoir des difficultés d’endormissement ou des insomnies, de la somnolence…

Consultez notre page sur l’Anxiété →

Physiologie et architecture du sommeil

La nature est bien faite : notre cerveau sait quand il faut dormir grâce à un processus spécifique. La nuit, l’absence de lumière du jour active une glande au centre du cerveau : les noyaux suprachiasmatiques qui sont l’horloge biologique centrale de notre organisme. L’activation des noyaux va activer la glande pinéale qui produira la mélatonine “l’hormone du sommeil”.

Les différentes phases durant la nuit

Le sommeil donne l’occasion au cerveau de faire le ménage dans ses neurones usés par l’éveil : mettre à jour et réparer les connexions qu’ils font entre eux et éliminer les déchets neurotoxiques de son métabolisme ; puis de refaire le plein d’énergie pour affronter la prochaine période d’éveil.

Au cours d’une nuit 3 à 5 cycles se répètent, constitués chacun de différentes phases pendant lesquelles la nature du sommeil change. De léger, on passe ensuite à une phase plus profonde, puis au fameux sommeil paradoxal durant lequel l’activité cérébrale est plus intense et génère les rêves.

Voici une architecture du sommeil saine avec le sommeil profond en début de nuit. Source image : https://www.inserm.fr/dossier/sommeil

Chaque phase de sommeil comporte des ondes cérébrales spécifiques, elles jouent chacune un rôle différent. Source image : https://www.britannica.com/science/electroencephalography 

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